Rituel de Permission – Le Grimoire

Avant de faire de la magie, il importe de vérifier si un manque personnel vous habite. Un pratiquant peut chercher à apporter guérison tout en concervant un petit espoir qu’on lui soit reconnaissant. De toute façon, plus vous réagissez aux insatisfactions, plus ils deviennent évident, alors si vous vous égarez, vos motivations secrètes s’imposeront. La loi du triple retour a son usage!

En analyse transactionnelle, Eric Berne a déterminé trois besoins. Celui de stimulation est celui d’utiliser ses cinq sens afin d’entrer en contact avec son environnement. Les hommes et les femmes d’action ont besoin de bains de foules, de lumières vives, de rencontrer des gens sympas pour faire le plein. La reconnaissance, liée aux contacts sociaux, comprend l’acceptation par ses proches et la valorisation de ses efforts. C’est si important qu’en thérapie, les caresses et les coups servant à apaiser le patient ont droit à un nom; on les appelle « stroke ». Le besoin de structure consiste à se positionner dans l’espace et dans le temps, depuis le retrait jusqu’à l’intimité en passant par les rituels sociaux et le jeu.

Taibi Kahler, en Process Thérapie, discerne d’autres besoins : être compris dans son point de vue, reconnaissance du travail, structuration du temps, acceptation dans son émotionnel, excitation sensorielle, contactes et solitude. Ils sont liés à la personnalité. L’un attend de la gratitude quand l’autre veut être écouté. Lorsque nous sommes frustré, notre attitude devient conflictuelle. Cela explique le comportement des pessimistes et des agresseurs. Je vous propose un petit rituel de permission. Si vous conscientisez que vous prenez le rôle de sauveur ou que des motivations cachées vous mènent à manipuler les situations, vérifiez quel besoin ou quelle volonté personnelle vous parle et remplissez-le. Donner la priorité à ces petites voix vous semblera stupide et égoïste. Vous serez le premier à vous défendre d’espérer l’attention, de vouloir de la solitude ou de chercher la compagnie. C’est ce jugement, le véritable perturbateur.

Si la culpabilité vous pousse à venir en aide, vous pouvez simplement demander de vous accorder de l’amour propre. Dans ce rituel, l’acceptation est importante. Elle annihile la censure sans créer d’autres interdits. Selon la Loi du Respect, vos insatisfactions vous poursuivront jusqu’à ce que vous leur donniez le droit à l’amour.

Allumez quatre (stabilité) chandelles bleu ou turquoise. Versez quelques gouttes d’huile essentielle de sapin sur votre autel et offrez une petite prière à la Divinité qui vous habite.

Par Gaia qui est sous terre
Par Cernunnos son époux verdoyant
Aujourd’hui, je peux vouloir être compris.
Apprenez-moi l’amour propre.
Je m’accorde du temps.
Je me pardonne.
Aphrodite, apporte-moi l’affection et le plaisir
Hermès, que je me permette de penser et d’agir
Au nom de l’amour
Je m’aime

Vous pouvez aussi créer des petits mantras, dans votre journée. Une belle façon de définir votre position par rapport aux possibilités de la vie consiste à vous vous dire « Je peux… ». Je peux être désordonné. Je peux être lent. Je peux être crispé. Je peux être en retard. Pouvoir, c’est à la fois la capacité et la puissance, alors c’est un mot particulièrement bénéfique.

En attendant votre prochain élan d’altruisme, je vous souhaite bon retour au Soi!

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Mouvance

Les plantes cherchent à s’élever et à s’étendre dans un mouvement conique. En fait, elles exploitent différentes formes de déplacement pour bénéficier de la vie. Les arbres, ces grands maitres du règne végétal, expriment au maximum ces possibilités. Il y en a des ronds comme un fruit, plein et généreux. D’autres sont protecteurs comme des boucliers ou contractés et réservés. Les plantes peuvent s’enrouler mollement, comme des vignes et les branches de saules pleureurs, dont l’aspect global et si doux et romantique.

En médecine chinoise, on dit que le bois s’étend et s’élève. C’est la joie et les sentiments, en général, ainsi que la sagesse. Les végétaux expriment ce principe au fil de l’année. Au solstice d’été, lees énergies sont les plus près du soleil. La marguerite, s’offrant comme un plateau, rappel le total abandon du Soi au l’Esprit.

Au printemps, la vie s’étire hors du sommeil. La tulipe se tend vers le ciel dans une amorce du mouvement d’extraversion. Les monocotylédones (jonc, orchidées, bananiers…) sont liées à l’émergence du soi. Ces plantes ont des feuilles en longueur. Contrairement aux nervures d’un érable, irradiant dans toutes les directions et reliées entre elles par un réseau sinueux, celles du brin d’herbe s‘alignent les unes contre les autres. La fleur de ces plantes est souvent en forme de tube qui vise le ciel.

Après le relâchement du solstice, l’énergie se recentre. Avec leurs pétales en forme de filaments, les asters semblent éviter de trop en faire. Floconneuses et violettes, elles dégagent la mystique vespérale.

La fleur est l’expression de la beauté. Tandis qu’elle s’avance vers la mort, la nature pense aux choses pratiques et produit des graines et des fruits toujours plus secs et moins colorés. C’est l’hiver, saison des conifères. Perchés sur leur montagne difficile ou leur sol profond, avec leur odeur froide, ces arbres symbolisent la persistance et la grandeur qu’entraine la rétention du Soi.

Les plantes sont la peau de la terre. Elles la protègent, l’équilibrent et l’oxygènent. Leur mouvement d’ouverture stabilise ce qu’ils couvrent. Tandis que les cristaux représentent des états de conscience, le règne végétal visite le cycle de la vie. Le symbolisme des plantes se complique, car chacun des visages de la Déesse sont repris pour en modifier le sens. De la rétention dans l’extension au retour à soi dans l’ouverture, elles expérimentent les sentiments qu’évoque ce voyage entre Gaya et son époux.